Prime Macron : une avancée décevante

La Direction vient d’annoncer une prime de 600 € pour l’ensemble des salariés français du Groupe. La prime sera attribuée à tous les collaborateurs d’ENGIE qui ne dépassent pas 2500 € brut/mois à temps complet, soit 41 000 salariés sur les 70 000 en France.

Cette prime sera versée vers le 15 janvier pour les CDI, CDD et alternants.

La CFTC avait réclamé une prime pour l’ensemble des collaborateurs,

quelle que soit l’entreprise. La CFTC a été entendue.

Néanmoins, au-delà du montant, la CFTC conteste plusieurs points :

              •  Nous réclamions une prime dégressive. A titre d’exemple, ENEDIS donne une prime de 800 € pour les salaires en dessous de 30 000 €/an et 500 € jusqu’à 40 000 €/an. Ce principe n’a pas été retenu. La CFTC désapprouve fortement ce choix ! Le risque est de frustrer les classes moyennes « qui servent de vache à lait ». A 2 501 €/mois, vous aurez 0 € !!!

              ·  Nous trouvons injuste que cela soit basé uniquement sur le salaire mensuel brut et non sur le revenu annuel.

Nous pensons que la situation de chacun aurait dû être prise en compte, notamment pour les parents isolés.

              •  Nous regrettons la précipitation de la Direction de donner la prime au 15 janvier. La CFTC avait suggéré de se laisser du temps afin de construire techniquement le projet pour qu’il soit le plus juste possible. De plus, le prélèvement à la source va certainement rendre le mois de février difficile. Le versement de la prime au 15 février aurait pu être plus judicieux.

Tous ces points n’ont pas été discutés au préalable avec les partenaires sociaux.

Malheureusement la Direction a préféré prendre cette décision unilatéralement. Nous le déplorons vivement !!!

La Direction aurait-elle mal compris le mouvement des gilets jaunes ?!!

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Prime Macron : c’est le moment de donner un premier signal positif et constructif !

Pour donner suite aux annonces du Président de la République et comme dautres grands Groupes lont déjà annoncé, la CFTC souhaite du CONCRET et réclame lapplication dune prime exceptionnelle de fin dannée pour lensemble des salariés du groupe, quelle que soit leur entreprise, dans lesprit « One Company ».

La CFTC propose que le montant de cette prime soit indexée sur le salaire, les plus bas bénéficiant de la prime la plus élevée.

La CFTC souhaite lapaisement entre le peuple, les responsables politiques et les partenaires sociaux du pays et rappelle que le gouvernement a la responsabilité de trouver une issue rapide à cette crise.

« Nous condamnons sans réserve les violences qui dénaturent le mouvement des gilets jaunes, parce quelles font peser une menace majeure sur notre pacte républicain. La démocratie est notre bien commun, mais là où lemportent linvective, lintimidation, lintolérance, lagression des per-sonnes et des biens, il ne peut y avoir de démocratie. La colère doit être entendue, mais la haine qui est en train de se développer dans notre pays constitue pour lui un poison mortel »*

Cela fait plusieurs années que le modèle ultra libéral enrichie considérablement une minorité au dé-triment du collectif. Lindividu et légoïsme ont pris le pas sur le bien commun et sur lintérêt général, valeur FONDAMENTALE pour la CFTC.

Même si ce mal profond éclate aujourdhui, il y a bien longtemps quil couve. Nos militants nous le disent chaque jour depuis plusieurs années. Ils constatent la misère ainsi que linjustice sociale et économique. Leurs témoignages sont de plus en plus nombreux.

Nous nadmettons pas que ces alertes aient été ignorées jusquà ce jour, accentuant sans cesse les inégalités. Les dirigeants nentendent plus et ont rendu le dialogue inutile.

Devant une telle crise, il est de la responsabilité de chacun de changer les choses en profondeur.

Responsables politiques, dirigeants dentreprises, partenaires sociaux, nous devons impérativement restaurer notre pouvoir dagir collectivement.

* Source : communiqué interfédéral du 7 décembre 2018

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Prime Macron : Isabelle Kocher reçue à l’Elysée

Suite au mouvement des gilets jaunes, Emmanuel Macron a annoncé le souhait de versement d’une prime de fin d’année non chargée et défiscalisée pour les entreprises qui le peuvent.

ENGIE, malgré les difficultés rencontrées par le nucléaire Belge, a clairement les moyens.  il suffit de constater les dividendes versés aux actionnaires.

Isabelle Kocher est reçue à l’Elysée ce jour. Nous espérons qu’elle revienne pleine de bonnes intentions pour ses salariés qui font la richesse de notre Groupe.

La CFTC souhaite l’application de cette prime pour l’ensemble du personnel du Groupe de manière uniforme.

La CFTC va solliciter la Direction du Groupe afin que cette prime soit négociée au niveau du Groupe et non au niveau de chaque entreprise. C’est le moment pour la Direction d’appliquer le concept de “one company”.

Accès au communiqué de presse CFTC sur les annonces d’Emmanuel Macron

Les espaces dynamiques…

La Direction nous vend tous les bienfaits des espaces dynamiques. Sans contester la qualité des aménagements, la CFTC ENGIE continue de s’interroger sur le bien fondé de ces aménagements. On nous parle d’une nouvelle façon de manager !!! La CFTC ENGIE reste perplexe sur son efficacité. Nous pensons surtout qu’il s’agit de faire de grosses économies sur l’immobilier.

Vous trouverez un article très intéressant sur ce sujet en cliquant sur le lien  :

Flex-office et ses sans-bureaux-fixes : ces aménagements nous rendent-ils fous ?

Bonne lecture

La Qualité de Vie au Travail : un enjeu de performance pour ENGIE Ineo

Contrairement à certains pays comme le Canada, la Suède, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, qui considèrent l’erreur comme source d’apprentissage, la France a un rapport à l’erreur très négatif. C’est pour cette raison qu’une grande majorité d’entreprises Française vit mal les erreurs commises par leurs salariés et que ces derniers vivent également mal le fait d’en avoir commis. Finalement, tout le monde dans notre pays vit mal l’erreur alors que l’accepter diminue le stress, renforce la convivialité, accroit la capacité d’innovation, optimise l’organisation du travail, développe les compétences et contribue à la performance économique des entreprises.

C’est d’ailleurs ce que pense Bill Gates quand il déclare que « la seule chose qui freine l’innovation en France, c’est la peur de l’échec […] Aux Etats Unis, l’échec est valorisé car source d’enseignement. Il sert de leçon, au sens strict du terme – vous ne referez pas deux fois la même erreur – et permet de mieux se connaître. Les recruteurs l’évoquent systématiquement avec les candidats : ils le considèrent comme une expérience […] ».

Il est donc grand temps de changer de regard sur l’erreur et d’en faire un véritable levier de reconnaissance et de dynamique positive et constructif au sein de notre entreprise.

Le droit à l’erreur n’est qu’une des mesures proposées par nos Délégués Syndicaux Centraux CFTC ENGIE Ineo, dans leur courrier envoyé le 3 octobre 2018 à la Direction d’ENGIE Ineo (accessible dans notre article du 14 novembre 2018). Un de leurs objectifs 2019 est donc la mise en place d’un accord collectif sur la qualité de vie au travail, afin :

  • de promouvoir la création d’environnements de travail de qualité, dans une logique de co-construction, qui favoriserait le coopération en toute confiance, la dynamique de l’action collective, la convivialité et le bien-être au sein de notre entreprise ;
  • d’inscrire durablement les principes de prévention et d’amélioration des conditions de vie au travail dans les actions quotidiennes de nos Directions Déléguées ;
  • de mettre en place des programmes d’accompagnement et de formation des acteurs clés de la qualité de vie au travail ;
  • de conforter le dialogue social actif et continu sur la thématique de la Qualité de vie au travail.

La CFTC ENGIE Ineo est convaincue que l’épanouissement et la qualité de vie au travail des salariés constituent des ressources essentielles pour la performance sociale, humaine et économique d’ENGIE Ineo.

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Congé paternité : un allongement souhaité par la CFTC ENGIE Ineo

Début 2018, Le gouvernement a confié une mission à l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales), destinée à étudier toutes les possibilités d’allongement, de rémunération et d’information sur le congé paternité.

Actuellement, il existe pour les pères un congé obligatoire de naissance de 3 jours. S’y ajoute, un congé paternité optionnel de 113 jours calendaires qui est pris par environ 70% des pères (étude n°957 de la DRESS). Ce congé peut être pris dans un délai de 4 mois suivant la naissance de l’enfant.

Les écarts salariaux importants que subissent les femmes, particulièrement chez les cadres (-20 % selon l’INSEE), apparaissent souvent suite à une naissance. Un congé paternité allongé, pourrait ainsi être un moyen de mettre fin à ces écarts puisque le « risque » maternité et donc d’absence prolongée, serait peu ou prou le même. Dès l’embauche les inégalités hommes femmes sur des postes à responsabilité seraient de facto réduites.

De nombreuses études font état des bienfaits d’un tel congé sur les compétences cognitives des enfants et sur le bien être immédiat des mères ou de leur carrière.

Certaines entreprises prennent les devants : Aviva et Mastercard par exemple, offrent respectivement 10 et 8 semaines de congé paternité. D’autres vont encore plus loin. Chez Etsy, un congé parental de 26 semaines, payées au salaire plein pour tous les parents, sans considération de genre, est attribué au cours des 2 premières années suivant la naissance ou l’adoption.

A quand ENGIE Ineo dans le peloton de l’excellence ?

Comme ETSY, la CFTC ENGIE Ineo est persuadée que ce qui fait du bien aux familles est bon pour notre entreprise. Elle va donc proposer à la direction d’ENGIE Ineo, lors de la NAO de fin d’année, l’ouverture d’une négociation avec comme objectif la mise en place d’un accord participant à la construction d’un monde plus juste.

Accès à la lettre ouverte à Emmanuel Macron demandant de soutenir

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Réforme des retraites : ça va secouer !

A l’heure où les regards sont tournés vers la réforme des cotisations salariales engagées par l’état, on aurait presque oublié qu’un autre bouleversement de taille se profile sur le plan des cotisations sociales… La fusion des régimes de retraites complémentaires des salariés du privé : l’Agirc pour les cadres et l’Arrco pour l’ensemble des salariés.

Qu’est-il prévu précisément pour janvier 2019 ?

Une fusion des deux régimes :

  • les taux et les assiettes de cotisation seront désormais les mêmes pour tous les salariés ;
  • les cadres n’auront plus qu’un seul régime complémentaire au lieu de deux actuellement.

Une augmentation du “taux d’appel” des cotisations prélevées sur les salaires.

Actuellement, sur 125 euros cotisés, seuls 100 euros génèrent des droits à la retraite, le reste servant à équilibrer les comptes des régimes. Soit un “taux d’appel” de 125%. En 2019, ce ratio passera à 127%.

Le remplacement, par 2 nouvelles contributions « d’équilibre », de la garantie minimale de points, la contribution exceptionnelle et temporaire et la cotisation AGFF avec comme conséquence, là encore, une hausse des cotisations sur les salaires.

Mais abordons le point subtil de cette réforme, caché dans la mise en place du coefficient dit « de solidarité » : Les salariés du privé, nés à compter de 1957, décidant de partir à la retraite à l’âge minimum légal de 62 ans et qui ont tous leurs trimestres de cotisation nécessaires, se verront appliquer un malus de 10% sur leurs pensions complémentaires durant trois ans.

Ceux qui décaleront leur départ à la retraite bénéficieront pendant 1 an d’un bonus de :

  • 10% pour 2 ans de décalage (départ à 64 ans) ;
  • 20% pour 3 ans de décalage (départ à 65 ans) ;
  • 30% pour 4 ans de décalage (départ à 66 ans).

C’est donc à 63 ans, avec tous vos trimestres, que vous pourrez prétendre à une retraite à taux plein. C’est ça la nouveauté : l’idée de l’âge pivot défendu par le Medef !

Et cet âge là, 63 ans, pourrait augmenter à l’avenir. En effet, demain pour avoir son taux plein vous partirez peut-être à 64, 65, 66 ans ou plus. Bien que le gouvernement refuse de parler d’âge pivot, Agnès Buzyn, la ministre chargée des retraites, invitée du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI du 21 octobre 2018, n’a pas formellement rejeté ce principe :

Afin de minimiser l’impact de cette réforme sur vos futures retraites, la CFTC ENGIE demande à la direction d’ENGIE l’ouverture d’une négociation dont les objectifs seront :

  • de généraliser l’accès de tous les dispositifs retraite du Groupe et de ses entités à tous les salariés d’ENGIE et de ses entités ;
  • la mise en place d’un accord et plan d’action Groupe pour maintenir en activité les salariés séniors.

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